Florence Thinard
Florence Thinard
© 2012
Biographie détaillée et subjective
1962
Je suis née à Royan, au bord de l’Atlantique. Cet hiver-là, l’océan a gelé et j’ai dormi avec mon bonnet dans mon berceau. Mon cerveau reptilien en a gardé trace et, depuis, je préfère nettement l’été.
1969
Je nage pour la première fois sans bouée au port de la Meule, à l’île d’Yeu où nous naviguons parfois.
1970
Un supermarché irresponsable offre des poussins à ses clients. Le mien s’appelle Pipiou, il aime la balançoire et le chocolat, devient coq. Les voisins se plaignent. Adieu Pipiou.
1973
Mon chien Pyrénées, sauvé de la SPA, déboule à la maison. Amour mutuel instantané et indéfectible.
1977
Je redouble ma troisième.
1978
Je redouble ma seconde.
Et je témoigne : il y a une vie après le redoublement. En revanche les cheveux de mes parents ne redeviendront plus jamais aussi bruns.
1979
Mon frère et moi recevons de mes excellents parents (pas rancuniers) des chevaux. Mon nouvel ami Kaboul est un alezan râblé, au tempérament farceur. Je fais des progrès en maths :
Liberté + Nature = Bonheur.
1982
J’aime l’histoire. J’en obtiens une licence à Paris VII, sans aucune idée de la suite.
1984
Je m’incruste dans une petite agence de presse où je fais des photocopies et écris mon premier article (5 lignes, mais avec ma signature en bas à droite, comme les pros).
1985
Avec en poche le diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris (en Relations internationales), je décide d’aller voir le monde de plus près. Je deviens accompagnatrice de voyages en groupe, en Thaïlande, en Turquie, en Egypte…
1987
Premier vrai travail de journaliste, où j’apprends sur le tas, cahin-caha. Il s’agit d’un magazine de publicité et de marketing, deux choses que j’exècre. Pas grave.
1989
Naissance de Coline, mon chef d’oeuvre, version fille.
1991- 1994
Pigiste en presse régionale, puis au chômage, puis rédac-chef en presse municipale : le métier rentre.
1994-1998
La belle aventure des “Clés de l’actualité junior” qui décryptent les infos chaque semaine pour les 8-12 ans. J’apprends une écriture et une technique bien particulières : faire simple - mais pas trop - quand c’est compliqué.
2001
Rencontre avec Elisabeth Combres. Notre Mondes rebelles junior est le premier d’une longue série de documentaires réalisés à deux têtes et quatre mains. Il reçoit le prix Sorcières, nous sommes très fières.
2002
Naissance de Félix, mon chef d’oeuvre, version garçon.
2003
Un dictionnaire de mots d’actualité nous parait indispensable : ce sera Les 1000 mots de l’info chez Gallimard. 500 définitions chacune (une paille !) mais la récompense du Prix de la Presse des Jeunes. Pendant ce temps, Une Gauloise dans le garage à vélos fait son petit bonhomme de chemin jusqu’au prix des Incorruptibles.
2004
Mon ange gardien, toujours très efficace et plein d’humour, me souffle Un boulot d’enfer. Quand je résiste, il me pousse dans le dos. Ce roman provoque des rencontres émouvantes et reçoit plusieurs prix.
2005
Ma chienne Philippine, mais aussi mon travail sur l’immigration et mon engagement aux côtés de personnes sans papiers inspirent Entre chien et Lou, récompensé du prix Tatoulu.
2007
Pendant huit mois, j’abandonne le monde contemporain et je pars sur une frégate pourchasser des pirates avec Mesdemoiselles de la Vengeance.
2009
Mon premier documentaire en solo., sur l’agriculture et l’alimentation, J’espère y exprimer le lien merveilleux, profond et nourricier qui nous unit à la planète. “Une seule Terre pour nourrir les hommes” reçoit le prix “Terre en vue” que le salon de Montreuil consacre au développement durable, puis le Prix Terrethique des Lycéens.
2010
Elisabeth et moi mijotions depuis longtemps un documentaire sur les guerres contemporaines. C’est chose faite avec Pourquoi la guerre ?Comment la paix ?
Depuis, pour me changer les idées, j’ai ouvert un grand chantier : un documentaire sur l’exploration du monde à travers la botanique... A paraître chez Plume de carotte, dans la collection Herbiers, à l’automne 2012.





